|
HTLV - Human
T cell Leukemia/lymphoma Virus
communiqué de l'ADLF
du 14 juin 2011
Qu’est-ce que le HTLV ?
Les virus HTLV ou Human T cell Leukemia/lymphoma
Virus (en Français VLTH : virus des leucocytes et humains),
regroupent HTLV-1 et HTLV-2 .
Ce sont des oncorétrovirus assez proches.
HTLV-2 diffère d’HTLV-1 par certains aspects épidémiologiques
spécifiques (endémique chez les toxicomanes aux
drogues intraveineuses et dans certaines populations isolées
d’Amérindiens) et n’est associé qu’à
de rares cas de pathologies neurologiques sévères
(neuromyélopathies)
L’infection à HTLV-1 est-elle
fréquente ?
Environ 20 millions de sujets sont infectés
par l’HTLV-1 dans le monde, notamment les femmes de 30
à 40 ans originaires de certaines zones d’endémies
(Caraïbes, Afrique intertropicale, sud du Japon, Asie du
Sud-Est, Amérique centrale et du Sud, certaines régions
de Mélanésie et du moyen Orient).
Selon le sexe, l’âge, le groupe ethnique
et l’origine géographique, 0,5 à 50 % des
sujets possèdent des anticorps anti-HTLV-1 dans ces zones
géographiques.
Quelles pathologies sont-elles induites
par l’HTLV-1?
HTLV-1 est à l’origine de deux maladies
très sévères :
• la leucémie-lymphome T de l’adulte,
• la paraplégie spastique tropicale (une neuromyélopathie
chronique, invalidante).
Ces 2 pathologies peuvent apparaître 20
à 60 ans après la contamination.
Comment se transmet le HTLV-1 ?
L ’HTLV-1 est transmis via les lymphocytes
infectés (porteurs d’un virus) :
• soit de la mère à
l’enfant, principalement par un allaitement prolongé
de plus de 6 mois, avec cependant un taux de transmission
assez faible (10-20 %). Le risque de transmission est d’autant
plus important que l’allaitement est prolongé
(12,9 % s’il dure plus de 12 mois, contre 2,9 % s’il
dure un mois). Plus la concentration de virus dans le sang
est élevée, plus le risque de transmission du
virus est important,
• soit par contact sexuel (surtout dans le sens homme-femme),
et enfin par voie sanguine (transfusion, toxicomanes aux drogues
intraveineuses).
Environ 3 à 6 % des sujets infectés
par HTLV-1 développeront durant leur vie une maladie
de type leucémie-lymphome T de l’adulte, ou paraplégie
spastique tropicale.
En pratique, que faut-il faire pour prévenir
le risque de transmission pendant l’allaitement?
Réaliser un dépistage de l’HTLV
(sérologies HTLV 1 et 2) chez toute femme enceinte qui
exprime le souhait d’allaiter et qui est originaire d’une
des zones d’endémie (cf. ci-dessus).
Ce dépistage a un double objectif :
• d’une part, d’inciter
les mères séropositives à ne pas allaiter
afin de limiter le risque de transmission à leur enfant,
• d’autre part, de permettre à celles qui
sont originaires des zones géographiques à risques,
d’allaiter leur enfant en toute sécurité.
Il peut être réalisé
au moment du dépistage obligatoire de l’hépatite
B, au 6ème mois de grossesse. S’il n’a pas
été réalisé pendant la grossesse
et que la personne souhaite donner son lait au lactarium, la
sérologie HTLV 1 et 2 sera faite à ce moment-là.
Téléchargez
le communiqué
|