COMPOSITION
DU LAIT MATERNEL
L'allaitement maternel est le mode
d'alimentation de référence du nouveau-né.
C'est la courbe de croissance pondérale du nourrisson nourri
au sein qui doit rester la référence

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le guide
de l'allaitement
maternel
2009
|
Le lait maternel est la
meilleure alimentation
pour votre bébé,
c'est un "aliment complet"
que vous fabriquez.
Source : "Guide de l'Allaitement
maternel" - INPES 2009
"Mon lait sera-t-il assez nourrissant
?"
Oui, votre lait sera toujours suffisamment nourrissant pour
votre bébé. Le lait maternel est toujours
doté de tout ce qu’il faut !
• Le lait maternel
couvre tous les besoins de votre bébé.
Il contient les vitamines, sels minéraux,
oligoéléments, sucres, graisses, protéines
dont votre bébé a besoin pour bien grandir,
le tout en justes quantités.
|
•
Avant le lait, le colostrum
Le colostrum est un « premier lait »
qui évolue vers le lait mature au bout de trois jours
environ : c'est à ce moment là que la montée
de lait a lieu avec une augmentation importante du volume
de lait produit.
Dès le deuxième trimestre de
votre grossesse, la fabrication du colostrum se met en route.
De couleur jaune orangé, ce liquide est très
riche en protéines et en anticorps, ce qui en fait
un aliment de choix, tout à fait adapté aux
besoins de votre enfant pendant les 48 à 72 heures
qui suivent sa naissance.
Vous pouvez le donner sans restriction, le plus tôt
possible.
Si votre bébé ne tète pas pour une raison
ou pour une autre, il est toujours possible d’extraire
le colostrum et de le lui donner autrement qu’au sein.
• Le lait maternel
évolue constamment selon les besoins de votre enfant.
Sa composition varie au cours de la tétée,
en s’enrichissant en graisses au fur et à mesure
que le sein se vide ou lorsque les tétées se
rapprochent, mais aussi au cours de la journée et au
fil des mois pour s’adapter aux besoins du bébé
qui grandit.
Supplément en vitamine K
Pour prévenir un risque hémorragique rare, tous
les nouveau-nés doivent recevoir de la vitamine K dès
la naissance et pendant toute la durée de l’allaitement
exclusif au sein.
D’autres suppléments, notamment en vitamine D,
peuvent être prescrits par votre médecin.
|
Ce document de synthèse
du PNNS - Programme national nutrition santé s’adresse
avant tout aux professionnels de santé dans le but
de promouvoir l’allaitement maternel.
Il concerne aussi le milieu associatif qui joue un rôle
essentiel pour venir en appui aux professionnels et aux mères
et répondre à leurs interrogations et difficultés.

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le livret
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Composition et variabilité
du lait de femme
Source :"
Allaitement maternel, les bénéfices pour la
santé de l'enfant et de sa mère" Ministère
de la Santé - Société Française
de Pédiatrie - 2005
• Composition du lait de femme
(Hamosh, 2001 ; Jensen, 1995 ; Neville, 2001;
Picciano, 2001a et 2001b ; Salle, 1993)
La composition du lait mature est atteinte très rapidement,
4 à 5 jours après le début de l'allaitement.
Protéines et substances azotées
La teneur en protéines du lait de femme,
comprise entre 8 et 12 g/L, est nettement inférieure
à celle des autres mammifères.
Néanmoins, elle est parfaitement adaptée aux
besoins du nourrisson en raison d'une excellente absorption
et d'une parfaite adéquation du profil de ses acides
aminés.
Les protéines du lait de femme sont aussi très
spécifiques ; même les caséines, qui
ne représentent que 40 % des protéines (contre
80 % dans le lait de vache) sont différentes. Les
caséines du lait de femme
forment des micelles beaucoup plus petites que celles du
lait de vache.
|
Il s'agit surtout
de la caséine – dont l'hydrolyse conduit à
des peptides (caséomorphines) à propriétés
opioïdes et de la caséine – hautement glycosylée,
dont la fraction C terminale a des effets bifidogènes.
Enfin, un pourcentage élevé de protéines
(60 %) ne précipite pas avec les caséines ;
elles sont dites « protéines solubles ».
Ce pourcentage élevé de protéines solubles
et les micelles de caséine de petite taille expliquent
la coagulation plus fine du lait de femme dans l'estomac du
nourrisson, contribuant à une vidange gastrique plus
rapide.Parmi ces protéines solubles, certaines ont
un rôle fonctionnel essentiel comme les immunoglobulines,
en particulier les IgA de type secrétoire (IgAs) (0,5
à 1 g/L), les lactoferrines, le lysozyme, la béta-défensine
1,
des enzymes (en particulier une lipase), des facteurs de croissance
comme l'Insuline-like Growth Factor (IGF1), le Transforming
Growth
Factor (TGF), les facteurs de croissance leucocytaire (G-CSF)
et l'Epidermal Growth Factor (EGF), qui a une action trophique
sur les muqueuses gastrique et intestinale.
On trouve aussi de l’érythropoiétine,
des protéines de liaison des folates, des vitamines
B12 et D, de la thyroxine et des corticostéroïdes,
et différents cytokines, pro-inflammatoires (TNF-,
IL1, IL6, IL8 , IL12, IL18) ou anti-inflammatoires (IL10,
TGF2), dont le rôle physiologique reste à préciser.
Le lait de femme n'est donc pas un simple « véhicule
» de nutriments ; il a de nombreuses propriétés
biologiques.
A côté des protéines, la
somme des peptides, des acides aminés libres (dont
la taurine), de l'urée, de l'acide urique, des sucres
et alcools aminés, des polyamines, des nucléotides,
et de la carnitine, représente
20 à 25 % de l'azote total du lait, alors qu'elle ne
constitue que 3 à 5% de cet azote dans le lait de vache.
Lipides et digestibilité des
graisses
Si la teneur en lipides (35 g/L en moyenne)
est proche de celle du lait de vache, la digestibilité
et le coefficient d'absorption des graisses du lait de femme
sont très supérieurs (80 % contre 60 % dans
les premiers jours, atteignant rapidement 95% contre 80 %
à 3 mois pour le lait de vache).
La meilleure digestibilité des graisses
tient à la présence dans le lait de femme d'une
lipase dépendante des acides biliaires du nouveau-né
qui compense, au niveau duodénal, l'insuffisance des
lipases pancréatiques
; s'y ajoute la structure différente des triglycérides
: 70 % de l'acide palmitique (25 % des acides gras totaux)
étant en position 2 sur le glycérol, il est
bien absorbé sous forme de monoglycéride ce
qui n'est
pas le cas avec le lait de vache.
Le lait de femme est riche en cholestérol
(2,6 à 3,9 mM/L) alors que le lait de vache en contient
peu (0,3 à 0,85 mM/L). La cholestérolémie
est d'ailleurs plus élevée chez le nourrisson
au sein. Il faut rappeler le rôle du cholestérol
dans la structure des membranes, comme précurseur hormonal
et dans le développement cérébral.
Le lait de femme contient des acides gras poly-insaturés
(AGPI), acides gras essentiels mais aussi leurs homologues
supérieurs, en particulier acide arachidonique (AA
: 0,46 g/100 g d'acides gras) dans la série
linoléique (n-6) et acide docosahexaénoïque
(DHA : 0,25 g/100 g d'acides gras) dans la série -linolénique
(n-3). Cette teneur dépend des apports alimentaires
en acides gras n-6 et n-3 de la femme allaitante (Heird, 2000).
L’AA et le DHA ont un rôle démontré
dans les processus de maturation cérébrale et
rétinienne. L'immaturité chez
le prématuré des processus d'élongation
et surtout de désaturation qui permettent leur synthèse
à partir des deux acides gras essentiels ont conduit
à un consensus sur la nécessité d'une
supplémentation spécifique et équilibrée
en AA et en DHA des préparations
pour prématurés.
Glucides et oligosaccharides du lait
de femme
Globalement, le lait de femme mature contient
75 g/L de glucides, dont 63 g de lactose et 12 g d'oligosaccharides,
alors que le lait de vache ne comporte que du lactose.
Formés de cinq sucres élémentaires (glucose,
galactose, N-acétylglucosamine, fucose, acide sialique),
de structure ramifiée, les oligosaccharides constituent
une originalité majeure du lait de femme : ils sont
au nombre de plus de 130 et constituent de véritables
prébiotiques. Non digestibles au niveau du grêle,
à l'exception de l'acide sialique qui peut en être
clivé puis absorbé, ils jouent un rôle
essentiel dans la mise en place de l'écosystème
bactérien colique dominé chez l'enfant au sein,
par les bifidobactéries, en particulier Bifidobacterium
bifidum.
Le rôle des ces oligosaccharides (quasiment absents
du lait de vache) dans la protection vis-à-vis des
infections digestives, mais aussi extra-digestives, est aujourd'hui
bien argumenté (Kunz, 2000).
Autres composants du lait de femme
La teneur relativement faible en azote et en
sels minéraux (2,50 g/L) permet de limiter la charge
osmolaire rénale à des valeurs assez faibles
(93 mOsm/L), alors qu'elle est beaucoup plus élevée
pour le lait de
vache (308 mOsm/L). Cette faible charge osmolaire rénale
constitue une sécurité en cas de pertes hydriques
excessives, par transpiration ou diarrhée, en permettant
de mieux assurer le maintien à l'équilibre de
la balance hydro-minérale.
Un autre point important concerne la meilleure biodisponibilité
de différents oligoéléments comme le
fer et le zinc, en raison des ligands présents dans
le lait de femme, qui facilitent leur absorption.
• Le lait de femme : un aliment
évolutif
Durant les trois premiers jours de l'allaitement,
le lait de femme, alors appelé colostrum, a une composition
différente du lait mature. Moins riche en lipides et
en lactose, il a une densité énergétique
moindre (450-480 contre 650-700 kcal/L) ; il est par contre
plus riche en cellules immuno-compétentes (10 fois
plus), en oligosaccharides (22 à 24 contre 12 à
13 g/L), et en protéines (22 contre 11 g/L).
L'augmentation porte sur les protéines solubles fonctionnelles
comme les immunoglobulines, en particulier les IgAs, les lactoferrines,
différents facteurs de croissance (G-CSF, EGF, IGF1),
les différentes cytokines, alors que les caséines
sont pratiquement absentes. Tous ces éléments
contribuent à protéger le nouveau-né
qui est particulièrement vulnérable aux infections.
En quelques jours, la composition rejoint celle du lait mature.
Le lait des femmes qui accouchent prématurément
est plus riche en AGPI, ce qui correspond aux besoins plus
élevés des prématurés en ces AGPI
pour la maturation cérébrale.
AGPI : Acides gras polyinsaturés
En cours de têtée, la composition
du lait change et s'enrichit en graisses et en micelles de
caséine. L'analyse d'un échantillon isolé
de lait n'a donc pas de sens et pourrait faire croire à
tort que la densité calorique du lait
est insuffisante, alors que celle-ci reste normale, même
lorsque la mère est en situation de malnutrition.
Des variations de l'alimentation maternelle peuvent cependant
influer sur la composition du lait en acides gras, la teneur
en iode, en sélénium, en vitamine A et en vitamines
du groupe B.
|
Tableau
I
Teneurs indicatives en énergie, protides, lipides, glucides
et minéraux du lait de femme, du lait de vache et des
préparations pour nourrissons, destinées aux nourrissons
de la naissance à 4-6 mois (au 1er janvier 2004) (Directive,
1991).
Pour 100
mL |
Lait de
vache |
Préparations
pour nourrissons |
Lait de
femme
mature
(après J4-J5) |
| Poudre (g) |
|
12,6-15 |
|
| Calories (kcal) |
65 |
66-73 |
67 |
Protides (g)
- Caséine (%) |
3,7
80 |
1,5-1,9
60-80* 44-50** |
1
40 |
Lipides (g)
- Acide linoléique
- Acide a-linolénique (mg) |
3,5
90
Traces |
2,6-3,8
350-740
30-100 |
3,5
350
37 |
Glucides (g)
- Lactose (%)
- Dextrine-maltose (g)
- Autres sucres |
4,5
100
0
Aucun |
6,7-9,5
47-100
1,1-2,6
Amidon, glucose,
fructose, saccharose |
7,5
85
0
Oligosaccharides |
Sels minéraux (mg)
- Sodium (mg)
- Calcium (mg)
- Calcium/Phosphore
- Fer (mg) |
900
48
125
1,25
0,03 |
250-500
16-28
43-93
1,2-1,9
0,7-1 |
210
16
33
2
0,05 |
* Préparations à
protéines non modifiées
** Préparations à
protéines adaptées
|
Références
bibliographiques
- Directive de la Commission du 14 mai 1991 concernant les préparations
pour nourrissons et les préparations de suite (91/321/CEE).
Journal Officiel des Communautés Européennes,
04.07.1991, L 175, p 35.
- Hamosh M.
Bioactive factors in human milk. Pediatr Clin North Am 2001
; 48 : 69-86.
- Heird WC.
The role of polyunsaturated fatty acids in term and preterm
infants and breastfeeding mothers. Pediatr Clin North Am 2001
; 48 : 173-188.
- Jensen RG.
Handbook of milk composition. 1 vol, Acad Press, New-York 1995,
920 p.
- Kunz C, Rudloff S, Baier W, Klein N, Strobel S.
Oligosaccharides in human milk : structural, functional and
metabolic aspects. Annu Rev Nutr 2000 ; 20 : 699-722.
- Neville MC, Morton J, Umemura S. Lactogenesis.
The transition from pregnancy to lactation. Pediatr Clin North
Am 2001 ; 48 : 35-52.
- Picciano MF (a)
Nutrient composition of human milk. Pediatr Clin North Am 2001
; 48 : 53-67.
- Picciano MF (b)
Representative values for constituents of human milk. Pediatr
Clin North Am 2001 ; 48 : 263-4.
- Salle BL.
Le lait de femme. In : C Ricour, J Ghisolfi, G Putet, O Goulet,
éds. Traité de Nutrition Pédiatrique,
Maloine, Paris : 1993 : 973-1000. |

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la "lettre des actualités périnatales"
L'allaitement maternel
est le mode d'alimentation
de référence
du nouveau-né.
C'est la courbe de
croissance pondérale
du nourrisson nourri au sein qui doit rester la référence.
|
Qualités nutritives
du lait maternel et croissance
chez les enfants allaités
Source : Letrre des actualités
périnatales n°15, p4 - septembre 2004
Pr Jean Charles PICAUD, Service de Neonatologie - CHU A
de Villeneuve - Montpellier
Pour une mère qui souhaite
allaiter ou qui allaite, la principale crainte réside
dans la qualité nutritionnelle de son lait.
C’est une question particulièrement importante
au cours des premiers mois d’allaitement, qui peut
être à l’origine d’un sevrage anticipé.
Cette crainte est accentuée par la constatation que
cet enfant allaité prend moins rapidement du poids
que les enfants recevant du lait artificiel au cours des
tous premiers mois de vie. Dans ce contexte, les professionnels
de santé doivent, avant même la naissance,
expliquer à la mère quels sont les avantages
nutritionnels du lait maternel et quelle est la croissance
normale d’un enfant au sein.
Certes, les apports en protéines, énergie
et minéraux du lait maternel sont faibles, mais la
qualité de ces apports est nettement supérieure
à ce que l’on trouve dans les préparations
pour nourrissons.
|
Ainsi,
l’apport protéique est peu élevé
(0,9 à 1,1 g/dl) mais apporte des éléments
essentiels pour constituer une meilleure défense vis
- à - vis des agressions infectieuses (Ig A, lactoferrine,
lysozyme, oligo-saccharides,…).
Par ailleurs, ces protéines du lait maternel
ne comprennent pas de bétalactoglobuline, qui est à
l’origine des allergies aux protéines du lait
de vache. De plus, la faiblesse de l’apport protéique
dans le lait maternel pourrait être un avantage à
long terme. En effet, il a été suggéré
que les enfants recevant des apports protéiques trop
élevés pendant les deux premières années
avaient un rebond d’adiposité trop précoce
et donc un risque d’obésité ultérieure.
Les fabricants de préparations pour nourrissons ont
bien compris cette notion et ont récemment réduit
les quantités de protéines dans leurs produits.
De la même façon les minéraux (calcium,
phosphore) sont présents en quantité faible
dans le lait maternel mais ils ont une meilleure disponibilité
que toutes les préparations à base de lait de
vache actuellement disponibles. Enfin, contrairement au lait
de vache, le lait maternel contient des acides gras essentiels
qui interviendraient
au niveau du développement cérébral,
rétinien, mais aussi au niveau de la synthèse
des médiateurs de l’inflammation et des médiateurs
vasculaires.
Reste la question du fer, de la vitamine D
et de la vitamine K qui ne sont pas présents en quantité
suffisante dans le lait maternel. Ainsi, il est actuellement
recommandé de supplémenter l’enfant en
vitamine D car les mères sont actuellement moins exposées
au soleil qu’elles ne l’étaient à
d’autre périodes de l’évolution
humaine. Leurs réserves en vitamine D étant
moins importantes, cela induit un risque d’hypocalcémie
néonatale puis, le risque d’une moins bonne minéralisation
osseuse ultérieure.
Le lait maternel induit la mise en place d’une flore
intestinale anaérobie caractéristique chez le
nouveau-né et le nourrisson. Dans cette flore prédominent
les bifido-bactéries et les lactobacilles, au détriment
d’autres bactéries qui ne peuvent pas synthétiser
la vitamine K.
Associé à un contenu faible en vitamine K du
lait maternel et à la situation particulière
du nouveau-né concernant la synthèse des facteurs
de coagulation, il apparaît indispensable d’administrer
de la vitamine K en supplémentation, tant que dure
l’allaitement maternel.
Les concentrations de fer dans le lait maternel
sont très faibles mais ce fer a une bio-disponibilité
excellente. Cependant, cela ne sera pas suffisant si l’allaitement
maternel exclusif est prolongé au delà de six
mois. En cas de diversification, il existe d’autres
sources d’apport en fer. S’il n’y a pas
de diversification, il faut alors apporter un supplément
médicamenteux en fer, jusqu’à ce que la
diversification soit mise en place.
La densité calorique du lait maternel
est plus faible que dans les préparations pour nourrissons,
ce qui peut expliquer des différences de rythme de
croissance chez les enfants allaités par rapport aux
enfants recevant des préparations à base de
lait de vache. Toutefois, l’analyse des courbes de croissance
des enfants allaités de façon exclusive pendant
un an montre que ceux-ci ont une taille similaire aux autres
enfants à la fin de la première année,
tandis que leur poids est légèrement inférieur.
La croissance osseuse est donc satisfaisante, ce qui est essentiel
puisqu’il s’agit de la base même de la croissance.
Au total, il faut que l’ensemble des professionnels
de santé amenés à conseiller et à
guider les mères soient convaincus que les différences
de croissance entre l’enfant allaité et l’enfant
recevant une préparation à base de lait de vache
ne sont que transitoires et sans conséquence ultérieure.
Bien au contraire, ces différences pourraient être
bénéfiques à long terme (obésité,
maladies cardio-vasculaires,…).
Tout se passe donc comme si l’allaitement,
qui n’est pas toujours facile à réaliser,
était un mode d’alimentation adapté pour
les mères les plus patientes et les plus déterminées
à fournir à leur enfant une alimentation dont
elles connaissent les inconvénients à court
terme et les avantages à long terme. Cette patience
et cette détermination
pourraient participer aux effets positifs à long terme
décrits chez les enfants allaités, par exemple
concernant le développement intellectuel.
Il ne faut donc pas se contenter de répondre
aux mères inquiètes que leur lait est «
toujours bon », mais il est nécessaire d’expliquer
que les quantités de protéines et d’énergie
légèrement plus faibles que dans les préparations
à base de lait de vache expliquent une croissance
légèrement inférieure, sans conséquence
à long terme.
Ce discours gagne à être accompagné d’une
présentation claire, sans prosélytisme, des
avantages reconnus de l’allaitement, au delà
de la simple prévention des infections.
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POUR
DONNER VOTRE LAIT EN TOUTE SECURITE
contactez le lactarium le plus proche de chez vous
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