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Facebook peut-il
nuire gravement
à la santé des nouveaux-nés ?
Could Facebook seriously impair
the health of newborns ?
communiqué du 14 avril
2011
L’Association Des Lactariums de France
et la Société Française de Néonatologie
souhaitent s’associer pour attirer l’attention du
grand public et des professionnels de santé sur les risques
liés à l’échange de lait maternel
entre les mères et pour rappeler qu’il est déconseillé
aux mères de donner à leur enfant du lait maternel
qui ne soit pas passé par un lactarium.
En France, les lactariums sont les seuls autorisés
à recueillir, traiter et distribuer le lait maternel
(article L.2323-1 du code de santé publique). Ce lait
provient du don anonyme effectué par des mères
qui en ont plus que ce dont a besoin leur propre enfant. Les
lactariums sont des structures très réglementées
qui vérifient les conditions de santé des donneuses,
la qualité bactériologique du lait avant et après
pasteurisation, conformément aux Règles
de Bonnes Pratiques (Journal Officiel du 5 janvier
2008). Les quantités ainsi recueillies par les lactariums
sont actuellement tout juste suffisantes pour couvrir une partie
des besoins des enfants prématurés (50 000 par
an en France). Ce lait leur est donc destiné en priorité.
L’enfant né à terme peut
le plus souvent être allaité par sa mère.
Cependant, l’allaitement est parfois difficile, voire
impossible (pathologie maternelle). Dans ce cas, il est possible
de recourir à des préparations pour nourrissons,
spécifiquement adaptées aux besoins des enfants
au cours des premiers mois de vie.
Depuis peu, certaines mamans qui n’arrivent
pas à allaiter suffisamment leur enfant né à
terme, font appel à des réseaux qui se sont développés
via Facebook. Ces réseaux se proposent de les mettre
en contact avec des mères qui souhaitent donner leur
lait. Si cette démarche signifie
que les mamans ont bien compris les avantages du lait maternel,
elle n’est pas dénuée de risques graves
pour l’enfant.
Il est important de rappeler les risques consécutifs
à l’ingestion de ce type de lait maternel distribué
dans des conditions non réglementées. Ces risques
sont d’ordre infectieux, puisque le lait peut être
contaminé par des bactéries ou des virus :
• Les bactéries
en cause sont le plus souvent des Staphylocoques, mais aussi
des Streptocoques. Ces germes ingérés en quantité
importante dans le lait maternel peuvent provoquer des infections
sévères (septicémie, méningite)
chez le nouveau né.
• L’autre risque est viral.
Ainsi, les virus de l’Hépatite B, de l’Hépatite
C, de l’Immunodéficience Humaine (VIH) et le
virus T-lymphotrophique (HTLV) peuvent être transmis
via le lait maternel. Tous ces virus peuvent provoquer des
maladies graves à court terme, mais aussi à
beaucoup plus long terme.
Une pasteurisation bien effectuée permet
d’éliminer les bactéries et la plupart des
virus. Associée à un interrogatoire détaillé
des mères donneuses et à un dépistage sérologique
à la recherche d’une infection virale active, cela
permet aux lactariums de fournir du lait maternel sécurisé
aux enfants prématurés.
Professeur Jean-Charles PICAUD
Président de l’Association Des Lactariums de France
- ADLF
Contact : 04 72 00 41 22 (secrétariat)
Professeur Pierre-Henri JARREAU
Président de la Société Française
de Néonatologie - SFN
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le communiqué
(en français et
en anglais) |